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"Tout l’enjeu est d’augmenter l’efficacité et l’optimisation des performances"

Rencontre avec Jacques Toulout, Territory Manager BeLux chez VEEAM, pour aborder les résultats de leur dernière étude VEEAM Availability Report 2017. Questionnant les difficultés rencontrées par les entreprises pour amorcer leur transformation numérique et innover, l'étude propose d'examiner les conséquences réelles de l'indisponibilité des services sur les objectifs de l'entreprise. 

Votre étude révèle que 77% des entreprises ne peuvent pas protéger leurs données de manière fiable ou fréquente. Comment expliquer un tel chiffre ?

La plupart des infrastructures IT sont en état de modernisation perpétuelle. Celle-ci comprend des initiatives de transformation numérique, des stratégies de virtualisation, l’adoption accrue et parfois expérimentale des services de cloud hybride, la diversification de plateformes de production et le durcissement des SLAs, le tout sans augmentation proportionnelle des budgets.

Tous ces éléments sont des obstacles à la disponibilité des entreprises. Et c’est principalement contre ceci que nous luttons chaque jour chez Veeam

 

Par rapport à l'année dernière, on constate une croissance de 36% des incidents. Comment expliquer que le phénomène s'aggrave ?

Les conclusions de cette étude restent conformes aux recherches antérieures d’ESG et aux rapports précédents de Veeam®. Elles illustrent toutes clairement le fait que les entreprises doivent reconsidérer leurs capacités de disponibilité, de protection et de restauration de leurs données. L’incapacité d’une entreprise à améliorer ces capacités de résilience, pour répondre aux attentes des métiers, lui fait courir un risque et entrave l’innovation et les stratégies de transformation digitale.

 

Comment freiner ce chiffre ?

Il est d’une importance vitale pour une entreprise de reconnaître la précarité de ses systèmes informatiques et d’éviter de banaliser les temps d’arrêt lorsque ceux-ci se produisent. Toute entreprise qui n’est pas « très confiante » dans sa capacité à protéger la structure fondamentale de son datacenter moderne et à assurer une disponibilité complète des données et des applications, doit réexaminer sa stratégie et les technologies dont elle dépend.

 

Comment expliquer que les entreprises aient autant de difficultés à se lancer dans la transformation numérique ?

Bien que certaines entreprises modernisent encore leurs infrastructures fondamentales pour la virtualisation, de nombreuses autres reconnaissent qu’une stratégie de transformation numérique nécessite beaucoup plus qu’une simple modernisation de l’infrastructure.

Plus de deux tiers des répondants (69 % à l’échelle mondiale) reconnaissent que la transformation numérique est critique ou très importante pour l’avenir de leurs entreprises. Cela dit, près de la moitié (45 %) indiquent se trouver encore à la phase de planification ou à la phase initiale de leurs initiatives de transformation numérique.

Il est inquiétant d’apprendre que plus de la moitié (66 %) des répondants, dont les entreprises se tournent vers la transformation numérique, indiquent que leurs initiatives sont entravées par les temps d’arrêt imprévus ou la disponibilité insuffisante des applications

 

Comment encourager les entreprises à innover et à entreprendre la transformation numérique ?

Afin de poursuivre ces initiatives critiques de transformation numérique au-delà de leur phase embryonnaire, de nombreuses entreprises doivent pallier leurs insuffisances de temps de fonctionnement et de disponibilité. Il faut absolument que les sociétés identifient et comprennent les sources potentiels d’arrêt imprévus.

Une fois que cet état des lieux est fait, alors seulement elles pourront transformer ces lacunes en analyses d'impact avec des scenarios personnalisés :

"Si [le système] devait échouer, qu'est-ce qui nous coûterait [en coût, processus, perception, etc.]"

Veeam a mis en place des mécanismes qui permettent de déployer des solutions de disponibilité permettant d’offrir une protection 24.7.365 sur les environnements hybrides. Cela renforce la croissance future des entreprises et les stratégies de transformation numérique.

 

Par rapport à l’année dernière, le coût moyen annuel des pannes pour chacune des entreprises interrogées est estimé à 20,4 millions de dollars, contre 16 millions l'an passé. Cette augmentation vous a-t-elle surpris ?

En effet ce chiffre interpelle et peut sembler surprenant pour la majorité des personnes, mais nous constatons qu’il continue de croitre d’année en année en raison de ces écarts de protection et de disponibilité. Remarquons que ces chiffres varient selon le secteur d’activité, la taille de l’entreprise et les paramètres régionaux. Ces écarts de protection et de disponibilité ont également des conséquences sur les initiatives de modernisation de l’activité véritablement stratégiques :

82 % des déploiements et des stratégies de virtualisation des entreprises ont été affectés par leur solution de protection des données.

66 % des entreprises indiquent que leurs initiatives de transformation digitale sont freinées (de manière significative ou relative) par les temps d’arrêt imprévus ou la disponibilité insuffisante des applications.

 

Vous avez pu constater que les entreprises sondées subissent 60 minutes de perte de données. Quels sont les risques à terme pour les entreprises ? Quelles sont les répercussions et les dommages ?

Les conséquences des temps d’arrêt et des pertes de données peuvent s’étendre bien au-delà des dommages économiques directs :

 - Sur le plan externe, la moitié des entreprises estiment que les difficultés de disponibilité peuvent aboutir à une perte de confiance des clients. À son tour, celle-ci peut aussi affecter l’image de la marque, faire baisser le cours des actions et entraîner la perte de licences ou d’accréditations.

- Sur le plan interne, de nombreuses entreprises estiment que les problèmes de disponibilité peuvent mener à une perte de confiance des employés, ce qui se traduit souvent par la réaffectation des ressources précédemment destinées aux projets stratégiques long terme ou critiques.

 

Selon vous, comment convaincre les entreprises d'investir davantage dans la transformation digitale ?

Les entreprises se tournent vers la transformation digitale et le cloud pour remplir leurs objectifs stratégiques et répondre de manière efficace, fiable et performante aux besoins des utilisateurs. Dans le cadre de cette transformation, les entreprises doivent redoubler d’efforts pour assurer la disponibilité et la protection des systèmes dans des environnements hybrides et hétérogènes. Tout l’enjeu est d’augmenter l’efficacité et l’optimisation des performances.

 

37% des entreprises constatent ce que vous appelez un écart de protection. Comment leur garantir un nombre suffisant de mécanismes et de règles de protection ?

L’écart de protection désigne la tolérance d’une entreprise en ce qui concerne les données perdues par rapport à l’incapacité de l’informatique à protéger ces données de manière suffisamment fréquente.

Les sociétés doivent tout d’abord assurer la viabilité de leurs systèmes informatiques au service de leurs unités opérationnelles. En d’autres termes, il faut présumer qu’ils présentent un écart de disponibilité et un écart de protection, jusqu’à démontrer le contraire.

Trop d’entreprises manquant de métriques précises ou de processus de supervision présument que leurs systèmes sont suffisants et freinent ainsi leur fonctionnement en raison de leur naïveté. Au lieu de cela, il faut imaginer que chaque CIO ou responsable informatique imagine qu’il a ce problème, puis qu’il le quantifie. Seule une minorité d’entreprises (moins d’une sur cinq) constatera le contraire. Nombre d’entre elles sont probablement résilientes en raison d’importants efforts de disponibilité fournis au cours des années passées.

 Ensuite, il est important de quantifier les SLAs des unités opérationnelles et d’évaluer les propres mécanismes de protection et capacités de restauration. Ce n’est qu’en comparant ses propres attentes de disponibilité et de protection aux capacités réelles qu’il sera possible de déterminer l’ampleur de ces écarts dans la stratégie IT.

 

La majorité des entreprises sondées ont le sentiment que leurs initiatives sont freinées par les temps d’arrêt non programmés des services causés par des cyberattaques, des problèmes d’infrastructure, des pannes de réseau ou encore des catastrophes naturelles. Quelles solutions apporter pour améliorer leur disponibilité et réduire les pannes ?

Il faut que ces entreprises convertissent leurs écarts en analyses de conséquences. Dans le monde de la continuité de l’activité des entreprises (business continuity) et de la reprise d'activité (disaster recovery), c’est ce qu’on appelle une analyse d’impact commercial (AIC). Elle s’accomplit en posant la simple question « Si [système] devait tomber en panne, quel serait le coût pour nous [en rentabilité, processus, perception, etc.] ? » En examinant les logs système, beaucoup découvriront que ces systèmes ont subi dans le passé des interruptions qui peuvent maintenant être quantifiées en tant qu’impact commercial.

 

51 % des entreprises déplorent l’écart entre les attentes de continuité d’activité des utilisateurs et la capacité des services informatiques à l’assurer. Que devraient-elles faire pour réduire cet écart ?

Afin de réduire cet écart il y a 3 étapes critiques que nous considérons chez Veeam:

-  Reconnaître que la virtualisation constituera presque certainement le fondement de votre infrastructure et donc vous assurer obligatoirement que vos capacités de protection et de restauration des systèmes hautement virtualisés dépassent vos SLAs métier. Ce seul point peut résoudre une partie importante de vos écarts de protection et de disponibilité.

- Comprendre que les services cloud joueront sans aucun doute un rôle plus important dans votre stratégie future, même si les types de services cloud varieront considérablement entre stockage cloud, services de protection dans le cloud, infrastructures de production cloud avec scénarios de continuité d’activité et reprise d'activité, et applications basées sur le cloud (telles qu’Office365). Chacun de ces choix de plateforme affectera les options de protection et de restauration, ce qui doit être mesuré en priorité par rapport aux SLAs pour assurer des écarts de protection et de disponibilités réduits.

- Enfin, et c’est peut-être le plus important, reconnaître que les temps d’arrêt et les pertes de données ne sont pas de simples concepts théoriques et que les recovery point objectives / recovery time objectives (RPO/RTO) ne sont pas seulement des métriques qui figurent sur un tableau de bord informatique. L’absence de mécanismes de restauration/disponibilité fiables et flexibles aura des conséquences sur les fondements de la virtualisation de l’entreprise aujourd’hui et bloquera les initiatives de transformation numérique censées vous emmener demain. Tout cela commence par l’engagement d’être Always-On.