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Pour ne pas rester coincé à l’ère des données, il faut accélérer sur l’automatisation

Article d’Arnaud Bacros (photo), General Manager chez Dell Technologies Belgique et Luxembourg

Jusqu’à l’année dernière, nous étions nombreux à nous rendre chaque jour ouvrable à Bruxelles pour travailler dans «notre» bureau. Cela causait des embouteillages matin et soir sur les autoroutes et le Ring de Bruxelles, et donc des retards à la chaîne et des montagnes de frustration. La situation ne s’améliorerait jamais sans adaptation de l’infrastructure routière. C’est du moins ce que nous pensions, car lorsque la pandémie a éclaté, nous avons dû subitement travailler à la maison, répartis dans tout le pays. Les embouteillages ont alors presque disparu, le travail s’est accéléré – nous pouvions le planifier avec plus de souplesse – et la frustration générale a fortement diminué.

Le même phénomène est actuellement à l’œuvre dans l’infrastructure informatique. Il y a un déluge croissant de données – comme nos voitures – qui sont toutes envoyées dans un centre de données central sur une infrastructure (en réseau) – le Ring – bien trop petite pour l’analyse, le traitement, le stockage, etc. Mais cela cause des ralentissements et donc de l’insatisfaction. À l’ère des données, nous devons traiter les données différemment. Et pourquoi ne le ferions-nous pas – par analogie avec le télétravail – dans des lieux dispersés, là où elles sont générées ?

L’edge computing, c’est comme le télétravail

L’edge computing est la réponse aux problèmes de traitement. De même que le télétravail n’est plus un luxe, l’edge computing est essentiel pour les entreprises qui veulent innover grâce à des informations en temps réel. En outre, l’accélération de la connectivité due à la 5G ou aux projets Fiber to The Home de Proximus ne fera qu’augmenter le besoin de données et leur quantité. Combinée aux technologies du cloud, de l’IA et de l’edge, cette évolution ouvrira la voie aux villes et aux maisons intelligentes, ainsi qu’aux services en temps réel. La société dans son ensemble a beaucoup à y gagner, tout comme les entreprises qui utilisent l’edge computing pour fournir les services dont le monde a besoin.

Plus nous sommes connectés, plus il faut traiter de données. L’époque des gigaoctets et des téraoctets est révolue. Nous parlons ici de zettaoctets, ou d’un milliard de téraoctets. Ce sera un énorme défi. En effet, pour profiter en temps réel de tous les avantages des appareils connectés et de l’intelligence artificielle – que ce soit dans nos maisons, nos usines, nos voitures ou nos magasins –, nous devons augmenter la puissance de calcul. Pour cela, il faut encourager l’edge computing et accélérer sur l’automatisation qui lui est associée. Sans oublier les puissants serveurs et machines nécessaires, car ce n’est qu’avec une puissance de calcul élevée que l’edge computing pourra relever les défis d’aujourd’hui et de demain.

L’automatisation pour surmonter les difficultés liées aux données

L’automatisation joue un rôle essentiel dans l’ensemble du processus. Heureusement, la plupart des organisations en sont déjà conscientes, puisqu’une étude de Forrester (2020) a révélé que 53 % des décideurs mondiaux en matière de technologies de données et d’analyse ont mis en œuvre une forme d’IA ou sont en train de le faire. En exploitant cette abondance de données pour avoir de nouvelles perspectives, ils peuvent réagir rapidement aux opportunités commerciales ou optimiser leur productivité. La demande de calcul, de vitesse et de flexibilité s’accroît à mesure que ces charges de travail se développent.

En outre, les données, les charges de travail et les applications sont déjà distribuées partout aujourd’hui, depuis le stockage local jusqu’aux environnements cloud hybrides, en passant par de multiples clouds publics et des sites edge. Selon Gartner, d’ici 2025, 75% des données d’entreprise seront traitées en dehors du centre de données centralisé traditionnel ou du cloud. Ce n’est donc pas seulement la quantité de données, mais aussi la localisation et la connectivité complexe qui prendraient à un simple mortel des jours, des semaines, voire des mois pour réaliser une seule charge de travail. L’automatisation est tout simplement indispensable. Surtout lorsqu’un nombre croissant de services – par exemple les feux de circulation intelligents, les voitures autonomes ou les soins de santé en ligne – dépendent de plus en plus d’une réaction en temps réel, où un retard d’une milliseconde peut faire une énorme différence.

Sécurité

Dans tout cela, nous ne devons pas oublier la vie privée et la sécurité. Non seulement il s’agit d’un des principaux obstacles à la transformation numérique, comme le montre notre indice Dell Technologies 2020 Digital Transformation Index, mais aussi parce qu’en raison de l’edge computing et de la prolifération de capteurs de toutes sortes, les vecteurs et les surfaces d’attaque ont crû de manière exponentielle. Les hackers s’efforcent par ailleurs de contourner les meilleures solutions de sécurité. Le « security by design » est essentiel, surtout si vous comptez automatiser et que vos données sont distribuées. Il contribue à sécuriser les interactions et permet d’anticiper les menaces potentielles. À l’inverse, l’automatisation peut détecter les attaques plus vite et de manière automatique, si bien que les responsables informatiques sont aussitôt notifiés et reçoivent un rapport détaillé.

La durabilité, un avantage inattendu de l’edge

Pour en revenir aux embouteillages, il y a de bonnes nouvelles. Le gouvernement vient de conclure un accord pour accélérer la reconversion écologique du parc de voitures de société, avec des avantages fiscaux qui ne s’appliqueront qu’aux voitures sans émissions. En combinaison avec le télétravail, cette mesure bénéficiera à l’environnement. Lorsque nous traitons les données sur l’egde, nous faisons de même : nous réduisons la consommation d’énergie liée au transport des données, avec une empreinte plus faible en termes de refroidissement que dans un centre de données central. Dans le même temps, la puissance de calcul augmente, de sorte que nous faisons essentiellement plus avec moins. Plus tôt les entreprises passeront à l’edge computing, plus vite nous pourrons minimiser les transferts de données, gourmands en ressources, entre les appareils et les centres de données. Les fournisseurs de technologies de centres de données et de serveurs se sont engagés à réduire l’intensité énergétique de leur portefeuille de produits. Chez Dell Technologies, par exemple, la réduction s’élèvera à 80 % en 2030, contre 69,9 % en 2020.

Les données sont le nouvel or, dit-on parfois. Mais trouver des solutions qui aident les entreprises à s’adapter et à se développer à l’ère des données vaut également de l’or. Face aux nombreux défis et opportunités d’aujourd’hui, il est impératif que les entreprises s’appuient sur une vision à long terme, en tirant parti de l’immense puissance de calcul sur l’edge ainsi que de l’automatisation. Il n’y a vraiment pas d’autre moyen de gérer la complexité du futur paysage de la gestion des données. Vous devez donc accélérer sur l’automatisation pour faire entrer votre entreprise dans un monde plus intelligent.