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Nutanix : «Notre mantra, c’est de rendre les infrastructures, les datacenters et les clouds invisibles»

Notre équipe a récemment rencontré Fabrizio Heitzmann, Senior Territory Manager, Nutanix Luxembourg. Pour ITOne, il revient sur les principales annonces de l’événement Nutanix .NEXT de la fin du mois de septembre et surtout sur le développement luxembourgeois du spécialiste des logiciels de cloud computing et des solutions d’infrastructure hyperconvergée.

Quelles sont les grandes annonces issues de Nutanix .NEXT 2021?

Fabrizio Heitzmann : On peut en citer quatre principales. Tout d’abord, trois rapprochements stratégiques majeurs : Nutanix devient la plateforme de référence pour les environnements Open Shift, ce qui représente un changement majeur pour les clients qui continuent à moderniser leurs applications via Open Shift. Dans la même veine, Citrix et Nutanix ont annoncé conjointement que Nutanix devient également la plateforme de référence pour les environnements end-user computing de Citrix. Enfin, Nutanix Clusters va permettre aux clients Nutanix d’étendre leur plateforme « on Premise » sur des Clouds publics en gardant un contrôle total sur les services déployés, consommables à l’heure. Nutanix, en tant que système d’exploitation, va tourner sur Microsoft Azure. Il s’agit là d’un partenariat stratégique avec Azure qui est un pas de plus vers l’adoption du cloud public. Par ailleurs, une nouvelle version d’AOS 6 présentant de nouvelles fonctionnalités va améliorer le travail des spécialistes IT.

Quelle est la place de Nutanix sur le marché luxembourgeois?

F. H. : La franchise luxembourgeoise est jeune, elle n’a que 4 ans. Nous avons une soixantaine de références clients et nous sommes présents dans un grand nombre de domaines d’activités (secteur bancaire, industrie, secteur public). Le socle de modernisation des infrastructures IT est un socle qui s’adapte à toutes les industries et à toutes les tailles d’entreprises ou organisations. Les besoins IT sont les mêmes pour tout le monde mais avec des échelles différentes.

Nous sommes une petite structure et nous avons toujours eu la volonté d’écrire notre histoire en nous appuyant sur des partenaires dédiés, des personnes qui croient en la valeur ajoutée de Nutanix sur le marché. Grâce à eux, nous couvrons tout le territoire et sommes en contact direct avec chaque client. On travaille main dans la main avec nos intégrateurs de solutions, avec lesquels on va pouvoir englober une multitude de sujets : modernisation de l’infrastructure, intégration au niveau réseau, licences, services et accompagnements.

Quels sont les besoins spécifiques des entreprises luxembourgeoises?

F. H. :  Un certain nombre d’entreprises se reposent encore sur des infrastructures vieillissantes, qui sont maîtrisées, stables, mais qui ne permettent plus d’innover. Les équipes IT n’arrivent plus à maintenir le rythme de changement et d’innovation demandé par le business avec les outils IT tels qu’elles les ont développés et tels qu’elles les connaissent aujourd’hui. Un simple projet d’extension de capacité sur une infrastructure classique est un projet qui peut durer des mois du fait d’une architecture existante inadaptée. Clairement, ces infrastructures ne permettent pas de répondre aux besoins des applications de demain. C’est la raison pour laquelle de nombreux clients font appel au cloud.

Dans ce contexte, quelle est la « méthode Nutanix » pour répondre à ces besoins ?

F. H. : Nous avons une stratégie très granulaire en phase avec l’accélération de la digitalisation, avec une réelle volonté d’accompagnement des clients. Pour ce faire nous nous appuyons sur trois socles. Le premier, c’est la modernisation de l’infrastructure, de l’outil. Le second, c’est l’optimisation des applications à toutes les échelles avec la mise en place de processus d’automatisation des tâches. Nous souhaitons faire en sorte que les équipes IT deviennent de réels courtiers de service pour le business. Enfin, le dernier socle, c’est la modernisation applicative via notamment l’intégration de la gestion des conteneurs afin que nos clients s’appuient sur l’outil IT pour innover et se démarquer de la concurrence et ainsi atteindre une vraie mobilité cloud.

Les projets d’innovation ne se font pas du jour au lendemain. C’est la raison d’être de cette stratégie bien définie : moderniser l’outil, puis moderniser l’organisation pour atteindre cette troisième phase ultime où l’on obtient un outil homogène entre les différentes stratégies disponibles au niveau du cloud.

La modernisation IT constitue 90% de notre chiffre d’affaires. Quelques précurseurs et entreprises innovantes vont commencer à automatiser, à faire de la conteneurisation, à faire de la micro segmentation, à se préparer au monde de demain où l’on aura une dématérialisation totale des data centers, publics et privés. Tout ça doit être utilisable sous un même système d’exploitation et c’est ce que Nutanix veut développer. Notre mantra, c’est de rendre les infrastructures, les datacenters et les clouds invisibles, publics ou privés.

Justement, quelles vont être selon vous les grandes tendances du marché du cloud ces prochaines années ?

F. H. : C’est clairement l’intégration de stratégies dites de cloud hybride. Les entreprises vont se concentrer sur les applications à valeur ajoutée et se débarrasser des autres. Elles vont donc identifier les applications métiers indispensables à leur business et à l’innovation, qu’elles vont gérer en interne, et d’autres éléments à moindre valeur ajoutée (boîte mail, échange de fichiers, etc.) seront gérés sur des clouds publics.

Pour le futur, nous désirons nous appuyer sur trois lois dans lesquelles les clients doivent se retrouver pour bâtir leur stratégie Cloud. La loi du sol, la loi de la physique et la loi économique.

La loi du sol que tout le monde connaît à Luxembourg, notamment en termes de conformité. Qu’est-ce que me permet le législateur ?

La loi de la physique, notamment sur la problématique de gestion des données, avec la question : si mes données sont stockées à 200km, vais-je pouvoir en faire bon usage ? L’application doit se rapprocher de la donnée et non pas l’inverse.

Et enfin la loi de l’économie, c’est-à-dire la flexibilité : pourquoi payer une ressource à l’année si je n’en ai l’usage que 12 heures par mois ? Tout gestionnaire IT doit se poser la question du positionnement de ses ressources, c’est ce qui va finalement orienter les stratégies cloud, privé ou public. Pour nous, une stratégie cloud sera forcément hybride à terme.

Quelles sont vos réponses à ce besoin de flexibilité ?

F. H. : En tant qu’entreprise de logiciel, nous nous orientons de plus en plus, au même titre que sur les offres cloud, sur des modèles de souscription. Pour être pertinent pour un client et s’inscrire dans la longévité, nous devons pouvoir positionner des technologies qui ont du sens et la seule façon de le faire c’est de montrer au client que l’on est flexible, de permettre au client de consommer de façon très facile et organique, notamment grâce à cette plateforme unique que l’on a créée où le client va pouvoir souscrire à telle ou telle fonctionnalité. C’est à nous de garantir que par cette souscription, il y a un réel changement, un réel apport et un lien direct avec un retour sur investissement.

Nous sommes un facilitateur. Nous voulons être l’AirBnb du cloud.  AirBnb n’a pas d’hôtel mais met en relation une demande et une offre qui va s’échelonner d’une nuit dans un hôtel à une location saisonnière jusqu’à potentiellement une location d’un an ou deux. Nous voulons être une plateforme universelle qui permet aux utilisateurs de stocker leurs données et leurs applications à l’endroit approprié.

Propos recueillis par Nicolas Klein

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