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La technologie blockchain utilisée pour la digitalisation des prêts étudiants

Le 16 septembre 2021, Claude Meisch, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Marc Hansen, ministre délégué à la Digitalisation, ont présenté la nouvelle procédure de demande des prêts étudiant accordés par l'État luxembourgeois.

Le caractère novateur de cette démarche, dont la phase pilote a démarré le 1er août, réside dans le fait que le demandeur des aides financières pour études supérieures de l'État pourra, après accord du ministère responsable, solliciter son prêt auprès de sa banque par voie électronique de manière entièrement sécurisée et traçable. Jusqu'à présent, le demandeur a toujours dû se rendre en personne dans une agence. Ce déplacement est particulièrement contraignant lorsque le demandeur suit des études à l'étranger.

"La digitalisation du prêt étudiant apporte une simplification considérable pour l'étudiant: un gain de temps – plus de déplacement à la banque nécessaire – et une mise à disposition instantanée du prêt, indépendamment du lieu d'études. De plus, cette démarche offre une sécurité complète contre la fraude", a expliqué le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Claude Meisch.

La nouvelle démarche de demande du prêt étudiant par voie entièrement digitale met en œuvre la technologie innovatrice de la blockchain et est le fruit de la collaboration de deux ministères avec un partenaire du secteur financier, à savoir la Spuerkeess, jouant dans ce contexte le rôle de "banque-pilote". Progressivement, et au plus tard pour la rentrée académique 2023/2024, cette procédure, qui constitue une nouvelle étape vers la digitalisation intégrale des aides financières de l'État pour études supérieures, sera adoptée par toutes les banques conventionnées.

De son côté, Marc Hansen, ministre délégué à la Digitalisation, a souligné le caractère exemplaire de cette collaboration qui repose sur une nouvelle technologie. La Blockchain facilite la communication entre acteurs publics et privés concernés qui ont tous accès à la même information actualisée.

"Il s'agit d'un projet phare de la blockchain du secteur public illustrant parfaitement comment une nouvelle technologie peut faciliter la vie des citoyens, dans ce cas précis celle des étudiants. La technologie blockchain assure que la coordination entre acteurs public et privé se fasse de manière sûre et sécurisée", a déclaré Marc Hansen.

Dans ce contexte, il a également rappelé le projet EBSILUX auquel participe le ministère de la Digitalisation et qui est le fruit d'un appel à projets européen. EBSILUX vise à développer une solution pour fournir des diplômes numériques d'études supérieures dont l'authenticité pourra être contrôlée automatiquement sur une plateforme interopérable.

Communiqué du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de la Digitalisation