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En route vers le numérique responsable

Omniprésent, le numérique semble aujourd’hui la panacée. S’il est un fantastique outil, il ne faut pas oublier qu’il est aussi « une ressource critique non renouvelable » selon les mots de Frédéric Bordage, spécialiste du Green IT. C’est là que réside tout l’enjeu du numérique responsable : utiliser cet instrument de sorte à porter à l’ensemble de la société actuelle sans desservir les prochaines.

La face cachée du numérique

Intelligence artificielle, transformation digitale, dématérialisation, etc. : autant de progrès incontestables, nous permettant d’aller plus vite, de toucher plus de personnes, d’user moins de matière première, et bien d’autres bénéfices encore. À bien y réfléchir cependant, est-ce vraiment le cas ? Les applications ne semblent avoir aucune matérialité, n’existant que dans les écrans de nos ordinateurs, téléphones et autres appareils connectés, mais ces terminaux ont quant à eux une existence physique que l’on ne soupçonne pas toujours. On estime ainsi qu’il faut 70 kg de matière première pour fabriquer un smartphone de 120 g, soit 500 fois son poids. Des métaux et plus généralement des ressources limitées. Quatre à douze ans d’exploitation pourraient par exemple suffire à épuiser les réserves connues d'antimoine au rythme actuel.


Le numérique responsable pour acquérir les bons réflexes

C’est dans ce contexte que le numérique responsable entre en jeu. Il s’appuie sur les deux piliers que sont le Green IT – la minimisation des impacts environnementaux, sociétaux et économiques du numérique – et l’IT for Green – l’utilisation du numérique comme outil d’amélioration. Les choix doivent être réfléchis à travers des prismes souvent laissés de côté. La solution ou fonctionnalité a-t-elle un impact négatif, et celui-ci est-il compensé par son impact positif ? Les réponses à ces questions peuvent être calculées via une analyse de cycle de vie (ACV). Au-delà du bilan environnemental, d’autres questions peuvent être soulevées : cette solution sera-t- elle accessible à tous et avons-nous prévu un contournement pour celles et ceux qui ne pourraient pas l’utiliser?


Réduire l’empreinte matérielle comme enjeu long terme

Nos voisins français changent de téléphone en moyenne tous les deux ans, alors qu’il fonctionne encore dans 88 % des cas. Conserver une tablette ou un ordinateur 4 ans au lieu de 2 permet d’améliorer le bilan environnemental de l’appareil de 50 %. Le réemploi est une autre solution. En s’assurant qu’un équipement fonctionnel sera toujours utilisé après l’avoir remplacé permet de renouveler son matériel si nécessaire tout en permettant à l’ancienne machine d’avoir une nouvelle vie. C’est ainsi que CGI confie par exemple le reconditionnement de ses matériels informatiques à ATF Gaia, une entreprise adaptée spécialisée dans la gestion du cycle de vie des matériels informatiques et de téléphonie mobile professionnels.


Ne pas négliger le logiciel

Nous n’avons pas encore vraiment abordé le sujet du logiciel. En raison de son immatérialité, il pourrait presque paraître hors sujet. Et pourtant ! Un des leviers de l’obsolescence logicielle, c’est qu’un matériel doit être remplacé parce qu’il est incapable d’exécuter une application. Ce sont les éditeurs qui doivent s’assurer que leur solution n’est pas obèse. Ils peuvent s’appuyer pour cela sur l’écoconception numérique. Les points d’action sont nombreux. On sait ainsi qu’un site conçu selon l’approche mobile first peut avoir une empreinte 700 fois inférieure à un site « traditionnel », à fonctionnalités égales. Plus généralement, il est intéressant de viser la sobriété en se concentrant sur les usages à valeur ajoutée pour l’utilisateur et l’entreprise, approche qui peut être facilitée et normalisée par une démarche d’écoconception, ou conception responsable, du service numérique.

Communiqué par CGI