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Construire un pont entre le Luxembourg et la Tunisie

Le Luxembourg se veut en Pole Position en termes d'attractivité tout autant pour les startups innovantes que pour les investisseurs. Toutefois, cet engouement pour l’innovation rencontre une pénurie de compétences, notamment en ingénierie informatique. En même temps, la Tunisie dispose d’un vivier de profils hautement qualifiés et seniors en technologies.

Et contrairement aux idées reçues, la Tunisie est une des places les plus plébiscitées pour lancer sa startup. C’est une raison qui pousse à croire à une potentielle synergie entre les deux pays. Sur le terrain, une grande partie des compétences digitales se retrouveraient davantage attirées par les autres capitales européennes ce qui ne simplifient pas la tâche de les capter. Par conséquent, les startups luxembourgeoises déploient de plus en plus d’énergie pour recruter les meilleurs et les attirer vers le Luxembourg. Ce qui n’est pas propice à un business serein. C’est pourquoi, il a été noté urgent de commencer dès maintenant à former les compétences de demain : une stratégie qui portera ses fruits dans quelques années. Le besoin immédiat pousse à recruter à l’étranger, parfois lointain. Ce qui n’est pas évident. Il s’agit d’un chemin semé d’embûches. D’abord, il faudrait bien cibler sa recherche de compétences pour les localiser. Ensuite, il faudrait vérifier l’expertise des candidats étrangers. Et, une fois le travail de qualification terminé, il faudrait procéder à leur introduction au Luxembourg.

Encore reste-t-il l’étape de l’adaptation culturelle et professionnelle. Heureusement, la période d’essai est un rempart contre d’éventuels échecs d’intégration. Mais, alors quelle perte de temps. C’est ainsi que l’outsourcing devient une option plausible. Et plusieurs destinations sont possibles : l’Europe de l’Est, l’Inde, le Brésil et aussi l’Afrique du Nord. Que choisir ? Pour répondre à cette question, plusieurs éléments  sont à prendre en compte : l’attractivité pour le business, la qualité des structures offshores, l’expertise des profils locaux, la correspondance géographique, l’adéquation culturelle et enfin le budget.

A toutes ces questions, la Tunisie apporte des réponses concrètes et validées. Grâce à Smart Tunisia, le nouveau dispositif d’incitation aux investissements étrangers en Tunisie, il est possible de bénéficier de plusieurs atouts dont principalement la disponibilité quasi immédiate des compétences ciblées. Smart Tunisia est un package d’avantages octroyés aux investisseurs afin de faciliter leur installation dans le pays. Ils obtiennent ainsi un retour sur investissement assez rapide et tangible dès les premiers mois d’installation. A cela s’ajoute le tout nouveau projet de loi, le « Start-up Act », qui a été soumis pour offrir aux entreprises tunisiennes plus d’envergure et de capacité à s’internationaliser.

 

Comment cela a-t-il été rendu possible ?

La Tunisie a, depuis plusieurs décennies, placé l’éducation comme une priorité nationale. L’investissement dans le secteur des études en hautes technologies Ce qui a créé au fil des années une génération de profils actuellement seniors et experts dans leur domaine et, plus récemment, un vivier de compétences fraîchement diplômées.

C’est ce qui a permis à plusieurs entreprises tunisiennes d’émerger sur la place Africaine, voire même Européenne. Et pour ne citer qu’un exemple, il y a la société VERMEG qui a acquis en 2014 la société BSB, un acteur très présent sur la place Luxembourgeoise auprès des banques. En janvier 2017, Vermeg a fait entrer le Crédit Mutuel Arkea dans son capital à hauteur de 19,5% pour renforcer sa présence en Europe. Et plusieurs autres entreprises tunisiennes sont aussi en train d’étudier le marché luxembourgeois pour s’y installer et en faire le tremplin pour s’étendre sur l’Europe, après avoir affirmé leur positionnement de leaders africains, comme Wevioo, Cynapsis, IP-Tech group, Athena Experts, … Sur un autre plan, les startups tunisiennes ont défrayé la chronique dans des domaines hautement technologique, comme Enova Robotics qui raflé plusieurs prix de l’innovation l’année dernière et l’année en cours.

Actuellement, les entreprises tunisiennes peuvent faire valoir un réel savoir-faire, inédit dans les autres régions cible pour l’outsourcing, notamment dans les secteurs de la Cyber-sécurité (Athena Experts), la FinTech (Wevioo, Proxym Group), l’Infra-Structure Telecom (OmniaCom), la Robotique (Enova Robotics), l’Internet des Objets (Chifco, Cynapsis, Sofia Technologies, …), les technologies en Ressources Humaines (AdvyTeam), la Gestion Electronique des Documents (IP-Tech group, ArchiveYourDocs), le big data et l’intelligence artificielle (V-Neuron).

Et afin de partager toutes ses nouvelles tunisiennes, le dispositif Smart Tunisia organise le 10 Mai 2017, de 14h30 à 16h30, un évènement privé lors de l’ICT Spring 2017, au Centre Européen des Conventions du Luxembourg, pour débattre des opportunités « Pour construire des ponts entre le Luxembourg et la Tunisie ».

Communiqué de presse par Expansion Europe