We’re available from 9 am to 6 pm on weekdays. Contact Us.
61 % des dirigeants ont décidé de lancer une initiative de transformation d’envergure

Si de nombreuses entreprises avaient déjà commencé à se transformer avant la pandémie, les multiples aléas et perturbations engendrés par la crise sanitaire, les restrictions de circulation et l’incertitude prolongée ont poussé leurs dirigeants à bousculer les perspectives tracées, les stratégies et les plans établis. EY publie les résultats d’une enquête globale, réalisée auprès de 300 chefs d’entreprises du Forbes Global 2000 pour comprendre leur vision du futur et des enjeux de transformation pour les entreprises de demain (en matière de transformation digitale, de stratégie RH, d’économie circulaire, etc.)

La pandémie a creusé l’écart entre les entreprises les plus avancées et les autres

Même si les situations ont été diverses, faites d’accélérations intenses et de replis pour certaines, la pandémie a creusé l’écart entre les entreprises les plus avancées et les autres.

« La plupart des entreprises ayant déjà engagé la transformation de leur business model pour plus d’agilité ont moins subi que les autres. A l’inverse, celles dont le modèle peinait à s’adapter aux nouveaux besoins de leurs clients ont connu des difficultés, et ont été contraintes de revoir leurs objectifs à la baisse. », explique Bruno Bousquié, associé d’EY-Parthenon, responsable de l’activité Strategy & Transactions pour la France.

L’étude EY révèle que 79% des entreprises les plus avancées, ont nettement augmenté le budget qu’elles allouaient déjà en temps normal à la transformation.

Cette période a également été l’occasion de faire émerger de nouvelles idées pour transformer l’entreprise et conquérir de nouveaux marchés. La majorité des répondants estime être prête à transformer leur entreprise comme ils ne l’avaient sans doute jamais fait auparavant. Ils prévoient d’allouer davantage de ressources au cours des trois prochaines années (sans que cela soit compensé par des réductions de coûts). 68% d’entre eux prévoient de réaliser un investissement important dans les domaines des données et de la technologie et 61% de lancer une initiative d’envergure pour transformer l’entreprise.

 

Sécuriser pour innover davantage

Au regard des derniers mois, les dirigeants souhaitent être mieux préparés aux aléas qui pourraient mettre en péril le bon fonctionnement des opérations et voient dans les outils d’analyse et l’exploitation des données, un moyen plus sûr et efficace d’arriver à cette fin. 49% d’entre eux souhaitent ainsi davantage être informés des risques stratégiques et 61% prévoient la mise en place d’analyse de risques ou de processus de gestion des risques fondés sur les données.

« Les dirigeants voient dans la science des données un outil stratégique et opérationnel mais surtout la source d’un avantage concurrentiel, notamment pour fidéliser leurs clients en appréhendant leurs besoins et en leur proposant une expérience entièrement personnalisée. », développe Bruno Bousquié, associé EY.

Ainsi 88% des répondants considèrent que la science des données sera un facteur clef de différenciation au cours des cinq prochaines années. Et 87% estiment que les entreprises les plus compétitives seront celles qui ont su créer une expérience d’achat personnalisée.

A noter cependant : seuls 34% affirment que leurs clients leur font suffisamment confiance pour leur confier leurs données.

 

Mettre la supply chain et le modèle d’affaires au service de la valeur à long terme

Sous la contrainte de la pandémie, les chaînes d’approvisionnement ont connu une profonde réorganisation. Les dirigeants souhaitent saisir cette opportunité pour les transformer à plus long terme. 70% d’entre eux déclarent ainsi réfléchir à adapter les chaînes d’approvisionnement au principe de l’économie circulaire.

Les réflexions sur la valeur à long terme concernent aussi le modèle d’affaires. Les dirigeants ont conscience de l’aspiration toujours plus grande des clients à consommer des biens et services respectueux de l’environnement. 56% d’entre eux envisagent de réorienter l’entreprise dans son ensemble vers une création de valeur à long terme.

Au cours des cinq prochaines années, 91% des dirigeants s'attendent justement à ce que les business model intègrent l'économie circulaire dans leur périmètre. 87% prévoient que la création de valeur à long terme sera récompensée par le marché, et 80% estiment qu’une norme mondiale sera mise en place à terme pour mesurer et rendre compte de la valeur à long terme.

Mais au-delà de cette intention, les modalités de la réflexion stratégique et de l’allocation des ressources dans une recherche de valeur de long terme restent à définir.

 

Une stratégie RH innovante pour une transformation continue

La transformation des modes de travail et la relation au lieu de travail durant la pandémie ont permis aux dirigeants de comprendre l’importance d’adapter leur stratégie de recrutement, la formation de leurs talents, et plus globalement leur organisation pour gagner en agilité et en performance.

Ainsi, ils souhaitent renforcer leurs politiques en matière de formation des talents : 62% d’entre eux comptent former les talents aux nouveaux impératifs du marché. 55% sont également conscients que favoriser le bien-être au travail est aussi un levier puissant de réalisation, aussi se fixent-ils la priorité d’y investir davantage.

Dans les cinq prochaines années, 76% des dirigeants pensent que le système de mesure de la performance et de récompenses devra être revu pour s’adapter aux nouveaux profils. En matière organisationnelle, 70% mettront également l’accent sur de plus petites équipes, resserrées et autonomes, liées les unes aux autres dans une organisation horizontale pour mener à bien les projets.


Communiqué par EY